Douleurs aux pieds

Hallux valgus (oignon)

L’ hallux valgus est une déviation du gros orteil vers les autres orteils, s’accompagnant d’une saillie au niveau de l’articulation que l’on appelle un oignon. L’arthrose du gros orteil se manifeste par une raideur s’accompagnant de douleurs qui gênent la marche. L’examen met en évidence la présence d’une inflammation qui se traduit par l’aspect rouge, chaud et douloureux de la peau des articulations concernées. Cette malformation touche particulièrement les femmes et est souvent bilatérale (deux faces).

Il existe deux formes principales d’hallux valgus : l’une est acquise par défaillance progressive des systèmes de stabilisation du premier métatarsien (vieillissement, microtraumatismes, surcharge), l’autre par le port de chaussures trop étroite (dans 70 % des cas).

L’hallux valgus lié à un défaut d’orientation de la tête métatarsienne est dite « juvénile » car elle apparaît dans la deuxième décennie de la vie du patient. Elle est héréditaire et transmissible par la mère avec pénétrance génétique variable de 72 %. Elle représente 30 % des cas.

Chez l’homme, elle est souvent associée avec une surcharge pondérale et la présence de pieds plats.

Solutions pour l’oignon (Hallux valgus)

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien diminue la pression au niveau de la 1re tête métatarsienne. Le contrôle de la pronation dans les trois phases de la marche est important, car c’est souvent en phase de propulsion que la surcharge de la 1re tête métatarsienne survient.
  • L’orthoplastie
    Il s’agit d’un petit appareil que l’orthésiste peut mouler entre l’hallux valgus et le second orteil afin de mieux les aligner et de réduire le frottement entre ceux-ci.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser les têtes métatarsiennes. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce sont un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est également recommandée afin de limiter la flexion du gros orteil.

Déformation en griffe ou en marteau

Il s’agit d’une déformation d’un orteil au niveau de l’articulation interphalangienne proximale et/ou distale. Elle peut être isolée ou associée à un hallux valgus. Elle est favorisée par le port de chaussures au bout trop étroit et aux talons hauts.

À l’endroit où l’articulation frotte avec la chaussure, la peau s’épaissit et forme un durillon. La phalange distale de l’orteil est également un site susceptible à la formation de durillon. Le durillon peut provoquer des douleurs localisées et aussi causer une gêne dans le choix des chaussures.

Ces lésions cutanées peuvent former des plaies et infecter l’articulation sur laquelle se trouve le durillon.

Solutions pour l’orteil en marteau ou en griffe

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien diminue la pression au niveau des têtes métatarsiennes et l’élongation des orteils, si réductible. Le contrôle de l’alignement du pied dans les trois phases de la marche est important car c’est souvent en phase de propulsion que l’avant-pied devient instable et que les orteils se blessent.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur et de profondeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser les têtes métatarsiennes et les orteils. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce représentent un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est également recommandée afin de limiter la flexion du gros orteil.

Quintus varus

La bunionette, ou le Tailor’s Bunion en anglais, est une condition causée par une inflammation sur l’os du cinquième métatarse à la base du petit orteil. Elle est similaire à l’hallux valgus qui affecte le gros orteil. La bunionette est habituellement caractérisée par une inflammation, de la douleur et une rougeur à la base du petit orteil. Souvent, le Quintus varus est causé par une structure défaillante du pied, sorte de malformation congénitale. L’os du cinquième métatarse commence à se déplacer et dépasser vers l’extérieur, tandis que le petit orteil se déplace vers l’intérieur. Ce changement d’alignement crée un élargissement du côté externe du pied.

Le Quintus varus est facilement diagnostiqué car la saillie est apparente.

Solution pour la bunionette (Quintus varus)

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien diminue la pression au niveau de la 5e tête métatarsienne. Le contrôle de l’alignement du pied dans les trois phases de la marche est important car c’est souvent en phase de propulsion que l’avant-pied devient instable et que la surcharge du petit orteil survient.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser les têtes métatarsiennes. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce sont un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est également recommandée afin de limiter la flexion du gros orteil.

Cors

Un cor est une protubérance située sur les orteils. Il résulte de l’épaississement et du durcissement de la peau suite à une pression ou une friction excessive et prolongée. Parmi les causes favorisant la formation de cors se trouvent la mauvaise distribution du poids sur le pied, la déformation des orteils (griffe, hallux valgux) et le port de chaussures trop courtes, trop serrées ou trop pointues.

Solutions pour les cors

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien aide à stabiliser le pied dans la chaussure et à mieux répartir les points d’appui sous le pied. L’ajustement d’un séparateur moulé entre deux orteils peut être nécessaire afin de diminuer la friction entre celles-ci.
  • La chaussure orthopédique
    Pour un maximum d’efficacité, la chaussure devra respecter l’anatomie et la forme du pied (longueur, largeur et épaisseur), avoir un volume généreux à l’avant pour assurer le confort et éliminer les points de pression. De plus, la chaussure devrait comporter une semelle intérieure amovible, être libre de toute couture à l’avant pour éviter la friction avec les orteils, avoir de bons renforts arrières pour assurer un bon maintien et être dotée de lacets ou de velcros.

Callosité/durillon

Une callosité est un épaississement de la peau souvent localisé au niveau de la plante du pied, au talon ou sur le côté extérieur du gros orteil. Les douleurs sont souvent vives pouvant aller de la douleur aiguë à une inflammation. Les callosités se développent souvent au niveau d’une tête métatarsienne affaissée ou d’une zone d’hyper-pression.

Les callosités sont causés par des frottements répétés de l’os avec le fond de la chaussure ou le sol. Par conséquent, la peau s’épaissit en réaction à cette pression. Les callosités apparaissent surtout lors de frottements récurrents dans le temps. Les frictions qui se font sur des périodes plus courtes peuvent provoquer, quant à elles, des ampoules ou des plaies ouvertes.

Solutions pour les callosités

  • Orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées aide à soulager la zone douloureuse et à éliminer complètement la callosité. En répartissant les pressions de façon optimale sous le pied, la friction sera considérablement diminuée et, par conséquent, la cause du problème sera éliminée. Pour éliminer davantage la pression au site de friction, l’orthésiste procèdera à un dégagement en forme de cuve sur l’orthèse afin d’isoler la callosité.
  • La chaussure orthopédique
    Pour un maximum d’efficacité, la chaussure devra respecter l’anatomie et la forme du pied (longueur, largeur et épaisseur), avoir un volume généreux à l’avant pour assurer le confort et éliminer les points de pression. De plus, la chaussure devrait comporter une semelle intérieure amovible, être libre de toute couture à l’avant pour éviter la friction avec les orteils, avoir de bons renforts arrières pour assurer un bon maintien et être dotée de lacets ou de velcros.
  • La chaussette double épaisseur
    Porter une chaussette à double épaisseur avec du coton tissé sur le bas peut aider à diminuer la douleur.

Verrues

Ce sont de petites tumeurs cutanées bénignes qui se développent aux dépens des cellules de la peau. Elles sont de nature infectieuse ou virale. Il y a deux types de verrues : la myrmécie et la verrue en mosaïque.

La myrmécie est très fréquente. Elle a une forme arrondie, entourée d’un épais anneau de kératose et dont la surface est pigmentée de points noirs (piqueté hémorragique ou papilles). Elle est très douloureuse.

La verrue en mosaïque correspond à un ensemble de plusieurs verrues réunies sous le pied ou au niveau des orteils. Elle ressemble à un durillon et est peu douloureuse.

Solution pour les verrues plantaires

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées peut aider à soulager la zone douloureuse, mais ne constitue pas un traitement pour la verrue plantaire. Pour diminuer la pression au site de la douleur, l’orthésiste procèdera à un dégagement en forme de cuve sur votre orthèse afin d’isoler la verrue, de diminuer la pression et de réduire la douleur.

Corne

La corne (l’hyperkératose) est un épaississement de la peau qui se forme principalement sur la plante des pieds et au pourtour du talon.

Lorsque la peau subit des agressions répétées (pressions, frottements), l’organisme déclenche une réaction inflammatoire localisée qui entraîne un épaississement anormal de la couche cornée de la peau. Il est important de bien hydrater les pieds présentant une épaisse couche de corne car ils peuvent entraîner des fissures et des crevasses.

La corne est bien souvent causée par une mauvaise répartition des charges sous le pied et apparaît aux zones d’hyperappuis.

Plusieurs facteurs peuvent favoriser la formation de corne, dont l’affaissement de l’arche transverse, le port de chaussures à talon haut, un pied creux (surcharge des talons et de l’avant-pied), une pronation excessive (surcharge du gros orteil).

Solutions pour la corne (l’hyperkératose)

  • L’orthèse plantaire
    Elles ont pour but premier de bien répartir les pressions sous le pied. Un bon support des arches du pied (interne, externe et transverse) est requis afin de soulager les zones d’hyperappuis plantaires (talon, avant-pied). L’ajout d’une barre métatarsienne ou d’un dôme métatarsien aidera à décharger les têtes métatarsiennes. Dans les cas d’hyperpronation du pied, le port d’orthèses plantaires moulées assure un bon alignement du pied dans les trois phases du pas et permet donc de contrôler et réduire les pressions sous le gros orteil.
  • La chaussure orthopédique
    Le port de chaussures de largeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser l’avant-pied et les orteils. Des chaussures à talon inférieur à 1 pouce sont également un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Le port de chaussures à bout pointu et à talon haut est déconseillé.

Ongle incarné

L’ongle incarné est provoqué par un fragment d’ongle qui pénètre dans la chair et provoque une inflammation et des douleurs. Plusieurs facteurs peuvent être responsables des ongles incarnés, dont la malformation de l’ongle, le port de chaussures trop petites ou trop étroites, le port de talons hauts, une pédicure inadéquate (ongle coupé dans les coins) ou encore la formation de chair sous l’ongle. La pronation excessive du pied peut parfois favoriser la formation de l’ongle incarné en entraînant une surcharge de poids au niveau du gros orteil et un pincement de la chair entre la chaussure, la semelle et l’ongle.

Solutions pour les ongles incarnés

  • L’orthèse plantaire
    Dans les cas d’hyperpronation du pied, le port d’orthèses plantaires moulées assure un bon alignement du pied dans les trois phases du pas et permet donc de contrôler et réduire les pressions sous le gros orteil et donc de prévenir l’ongle incarné.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser l’avant-pied et les orteils. Des chaussures à talon inférieur à 1 pouce sont également un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Le port de chaussures à bout pointu et à talons hauts est déconseillé.

Métatarsalgie

On appelle généralement métatarsalgie toute douleur ressentie au niveau de la plante du pied, à savoir dans la région située entre la voûte plantaire et les orteils. La douleur et l’inflammation peuvent être très localisées ou encore réparties sur l’ensemble de l’avant-pied. La métatarsalgie cause la douleur ou l’inflammation des articulations métatarsiennes. La douleur est souvent associée à l’affaissement d’une ou de plusieurs des cinq têtes métatarsiennes, causant ainsi une mauvaise répartition des points d’appui sous le pied, ou encore par une hyperpression localisée.

La métatarsalgie peut également être causée par l’arthrite, une blessure au pied (sports, accidents de voiture, stress à répétition), les surfaces dures (sol en ciment ou carrelage) et les chaussures spécifiques (bottes de travail à semelles rigides, talons hauts). Une chaussure inadéquate ne faitt qu’aggraver la situation.

Solutions pour la métatarsalgie

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien aide à diminuer la pression au niveau de la zone douloureuse. Le rôle du dôme est de supporter l’arche transverse du pied et par conséquent réduire la pression sur les têtes métatarsiennes.
  • La chaussure sur mesure
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser les têtes métatarsiennes. Des chaussures à talon inférieur à 1 pouce sont également un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Aussi, il est recommandé de porter une semelle épaisse de type berceau afin de limiter la flexion des orteils.

Névrome de Morton

Le névrome de Morton ou maladie de Morton correspond à une pseudo-tumeur localisée sur un nerf de l’avant-pied. Il s’agit très souvent du nerf plantaire du 3e espace inter-métatarsien (entre le 3e et le 4e métatarsien), voire du second espace (entre le 2e et le 3e métatarsien). Les douleurs peuvent ressembler à de véritables brûlures, avec irradiation vers les orteils. Une sensation de fourmillements, voire de décharge électrique, peut être ressentie. Les douleurs évoluent parfois depuis plusieurs années, peuvent s’intensifier et devenir vives, forçant la personne à modifier sa démarche. Elles sont souvent aggravées par des chaussures serrées et/ou par une marche prolongée.

Solutions pour le névrome de Morton

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien aide à diminuer la pression au niveau de la zone douloureuse. Le rôle du dôme est de supporter l’arche transverse du pied et, par conséquent, réduire la compression du nerf entre les métatarses.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate est primordial afin de ne pas irriter le nerf. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce sont également un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est aussi recommandée afin de limiter la flexion des orteils.

Arthrite du pied

L’arthrite est une cause majeure de handicap, peu importe où elle frappe; mais lorsque le pied et la cheville en sont atteints, cela devient très douloureux et peut même nuire à la marche. Bien qu’il n’y ait pas de remède pour l’arthrite, il existe un certain nombre d’options de traitement qui peuvent aider à soulager l’inconfort qui accompagne ces symptômes tenaces.

Il existe essentiellement deux types d’arthrite : l’arthrite rhumatoïde et l’arthrose. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie du système immunitaire qui affecte le revêtement intérieur des articulations. L’arthrite rhumatoïde se produit généralement dans les mains et dans les pieds et peut conduire à une déformation des articulations touchées.

Au niveau des pieds, les deux types d’arthrite peuvent entraîner une raideur des articulations, une inflammation ainsi qu’une douleur, surtout lors de la marche. La polyarthrite rhumatoïde est souvent accompagnée d’hallux valgus, d’orteils en marteau, de douleur dans le talon, dans le tendon d’Achille et à la cheville.

L’arthrose est une maladie dégénérative qui touche les articulations. Elle est caractérisée par la présence de douleurs mécaniques qui s’accentuent à l’effort et par la difficulté à effectuer certains mouvements articulaires.

Au niveau de l’articulation, la surface du cartilage se fissure, s’effrite et finit par disparaître. Cette dégénérescence conduit à une destruction plus ou moins rapide du cartilage qui enrobe l’extrémité des os. Ensuite, des excroissances osseuses se forment et nuisent aux mouvements.

L’arthrose est la maladie articulaire la plus fréquente. Les premiers symptômes apparaissent généralement entre 40 et 50 ans, mais la maladie commence souvent bien plus tôt dans la vie.

Solutions pour l’arthrite du pied

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires moulées aide à supporter l’arche plantaire et à répartir les pressions sous le pied. En combinaison avec un dôme métatarsien, l’orthèse réduit la pression au niveau des têtes métatarsiennes qui sont souvent douloureuses. Le port d’orthèses plantaires contribue également à la stabilisation de la cheville et au contrôle de la pronation dans les trois phases du pas et, par conséquent, à améliorer le confort à la marche.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Préconisez une chaussure avec un volume généreux aux orteils. La chaussure lacée ou à velcro de style bottillon est à privilégier car les hauts renforts aident à stabiliser la cheville. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce sont également un bon choix car elles assurent une plus grande stabilité à la marche. Le port de talons hauts est contre-indiqué. L’utilisation de chaussures à semelle berceau facilite aussi le déroulement du pas.
  • Les chaussures moulées sur mesure
    Une chaussure moulée sur mesure peut être envisagée dans les cas de polyarthrite rhumatoïde ou d’arthrose sévère afin d’obtenir un volume intérieur suffisant pour loger à la fois les déformations et la semelle adaptée. La construction de la chaussure doit être suffisamment rigide pour stabiliser l’arrière-pied. L’élargissement du talon (évasement latéral ou médial) est souvent nécessaire afin de stabiliser la cheville et tout le membre inférieur. L’ajout d’un berceau à la semelle est souvent requis et peut aider au déroulement du pas.

Amputation

L’amputation consiste au retrait d’une section de l’os et des parties molles. Au niveau des pieds, l’amputation peut être totale ou partielle, unilatérale ou bilatérale. La principale cause d’amputation, qui représente 80% des cas, est une atteinte vasculaire. Les autres causes sont d’origine traumatique, infectieuse, tumorale, congénitale ou encore dûes à des engelures ou des brûlures. Les incapacités fonctionnelles et les troubles de la marche associés aux amputations vont varier en fonction du niveau d’amputation. La prothèse totale ou partielle servira à remplacer le segment manquant et à pallier au mieux à sa perte fonctionnelle.

L’amputation d’un ou de plusieurs orteils produit un déséquilibre de l’avant-pied, principalement en phase de propulsion.

Solutions pour l’amputation partielle du pied

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires aidera à stabiliser le pied durant les trois phases de la marche et servira également à bien répartir les pressions sous le pied car il y souvent une surcharge au niveau de la tête métatarsienne de l’orteil amputé. Une petite prothèse (bout d’amputation) installée sur l’orthèse ou dans la chaussure remplacera le ou les orteils manquants.

Entre l’amputation trans-métatarsienne et celle de lisfranc, l’amputation trans-métatarsienne est plus invalidante que l’amputation d’un orteil. La perte de propulsion du pied est principalement responsable de l’altération de la marche. L’amputation de lisfranc consiste pour sa part à la désarticulation chirurgicale des os du tarse et du métatarse.

L’invalidité, la perte fonctionnelle et le besoin en appareillage vont varier en fonction du niveau d’amputation. Le port d’une orthèse facilitera la répartition de charge, pour épouser la face plantaire du moignon en plus d’aider à sa stabilisation. Un faux bout (prothèse) sera nécessaire afin de combler la partie antérieure du moignon. La prothèse jouera un rôle de remplissage de la chaussure.

  • La chaussure orthopédique
    Le choix de la chaussure doit tenir compte de plusieurs critères. Premièrement, les chaussures devront avoir une semelle large afin d’optimiser la stabilité en médio-latéral en plus d’être épaisse – de type berceau - pour favoriser le déroulement du pas. Elle devra également avoir une fausse semelle amovible et être assez profonde pour accueillir l’orthèse et le faux bout d’amputation. Les chaussures lacées ou à velcros procurent un bon maintien pour le moignon.
  • Les chaussures moulées sur mesure
    La chaussure moulée sur mesure est nécessaire dans les cas d’amputation plus proximale afin d’assurer une meilleure stabilité pour le moignon. Le volume intérieur de la chaussure doit être suffisant pour loger à la fois le moignon et la prothèse d’amputation partielle du pied. La construction de la chaussure doit être suffisamment rigide pour stabiliser l’arrière-pied. L’élargissement du talon (évasement latéral ou médial) est souvent nécessaire afin de stabiliser la cheville et tout le membre inférieur. L’ajout d’un berceau à la semelle est souvent requis et peut aider au déroulement du pas.

Épine de Lenoir

Parfois, on confond la fasciite plantaire avec l’épine de Lenoir. Aussi appelée épine calcanéenne ou exostose calcanéenne, l’épine de Lenoir est une excroissance osseuse anormale (qui pointe vers l’avant-pied), visible à la radiographie. On l’a nommée en l’honneur de monsieur Lenoir qui en a fait la découverte. Elle se forme à l’endroit où le fascia plantaire rejoint l’os du talon (le calcanéum). Il ne s’agit pas d’une maladie en soi, mais d’une conséquence possible d’une fasciite plantaire chronique.

Généralement, l’origine du problème provient du fait que la flexion dorsale de la cheville est limitée, soit parce que le mollet et/ou le fascia plantaire ne sont pas assez souples ou par un blocage articulaire au niveau de la cheville.

La flexion normale de la cheville devrait être de vingt degrés. Si la flexion de la cheville est restreinte ou limitée durant la marche, on aura comme conséquence une traction trop importante sur le fascia plantaire. Si ce phénomène perdure, une fasciite plantaire apparaîtra avec une douleur sous le pied, surtout au réveil lorsque vous prendrez appui sur votre pied et à chaque début de mise en charge. Une fasciite plantaire qui n’est pas soignée adéquatement aura comme conséquence l’ossification de l’attache du fascia pour fixer et solidifier la région. La formation osseuse est une réaction naturelle de guérison du corps lorsque des forces trop importantes s’exercent à un endroit où elles devraient être moindres ou lors d’accrochages à répétition d’un tendon.

Les douleurs plus ou moins intenses ne sont pas nécessairement causées par la présence de l’ossification ou du bec osseux mais plutôt par le processus inflammatoire persistant. Le port d’orthèses plantaires est encore plus efficace si on combine le traitement à un programme d’étirement afin de rétablir la souplesse du mollet et la mobilité en flexion dorsale de la cheville. Lorsque l’inflammation est guérie et que la mobilité est rétablie, les symptômes disparaissent. L’épine de Lenoir, bien que non douloureuse, demeure.

Principaux facteurs de risque :

  • diminution de la souplesse musculaire;
  • pied plat ou creux;
  • rigidité de l’arche plantaire;
  • instabilité de la cheville et déséquilibre mécanique du pied;
  • coussin plantaire aminci (survient avec l’âge);
  • pronation excessive du pied;
  • obésité;
  • marche sur des surfaces dures ou instables (sable, terrains accidentés);
  • chaussures inadéquates.

Solutions pour l’épine de Lenoir

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires peut aider à soulager les symptômes de la fasciite plantaire en supportant l’arche plantaire, en réduisant la pronation du pied, en stabilisant la cheville, en amortissant les chocs par un coussinage au talon, en déchargeant le talon et en répartissant les pressions sous le pied.
  • La chaussure orthopédique (chaussure profonde)
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate et de profondeur suffisante est primordial afin de ne pas compresser le pied et les orteils. Des chaussures lacées ou à velcro sont à privilégier car elles aident au maintien du pied durant les trois phases du pas. Les chaussures sans talons ou à talons très bas sont à éviter. Les chaussures avec coussin d’amortissement au niveau du talon représentent un bon choix.

Fasciite plantaire

Le problème le plus fréquent de l’arrière-pied est la fasciite plantaire. Cette atteinte est souvent caractérisée par une douleur vive au talon, habituellement plus marquée le matin lors des premiers pas. C’est une blessure fréquemment rencontrée chez les sportifs et les personnes travaillant en station debout prolongée. La fasciite plantaire est définie comme une inflammation du fascia plantaire, l’enveloppe fibreuse du tendon qui soutient l’arche plantaire.

Lorsque que le fascia est surutilisé, l’inflammation s’installe et les douleurs surviennent. Les symptômes apparaissent habituellement de façon progressive par des douleurs au talon, diffuses et intermittentes au début. Ces douleurs peuvent aussi disparaître durant la journée et revenir après une période d’activité physique. Avec l’aggravation de la fasciite plantaire, les symptômes et les douleurs peuvent s’intensifier, devenir aiguës, constantes et parfois même chroniques.

C’est pourquoi il est important de consulter votre médecin rapidement. Ce dernier pourra identifier et agir sur les causes du problème afin de diminuer l’inflammation et la douleur.

Principaux facteurs de risque :

  • pronation excessive du pied;
  • pied plat ou creux;
  • instabilité de la cheville et déséquilibre mécanique du pied;
  • rigidité de l’arche plantaire;
  • diminution de la souplesse musculaire;
  • coussin plantaire aminci (survient avec l’âge);
  • obésité;
  • marche sur des surfaces dures ou instables (sable, terrains accidentés);
  • chaussures inadéquates.

Solutions pour la fasciite plantaire

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires peut aider à soulager les symptômes de la fasciite plantaire en supportant l’arche, en répartissant les pressions sous le pied, en stabilisant la cheville, en contrôlant la pronation dans les trois phases de la marche, en amortissant les chocs par un coussinage au talon et en déchargeant le talon.
  • La chaussure orthopédique (chaussure profonde)
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur et de profondeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser le pied et les orteils. Des chaussures lacées ou à velcro sont à privilégier car elles aident au maintien du pied durant les trois phases du pas. Les chaussures sans talons ou à talons très bas sont à éviter. Les chaussures avec coussin d’amortissement au niveau du talon représentent un bon choix.

Tendinite achilléenne

La tendinite achilléenne est une inflammation du tendon d’Achille (le gros tendon reliant la base du talon et l’extrémité inférieure des muscles du mollet). Elle affecte majoritairement les femmes de 20 à 45 ans (85% des cas). Le tendon d’Achille est le plus grand tendon du corps humain. Il peut supporter un poids de 1 000 livres et plus. Toutefois, c’est aussi le tendon qui se rompt le plus fréquemment.

La tendinite du tendon d’Achille survient si le tendon est soumis à des contraintes trop importantes sur un période trop longue, ce qui va dépasser sa capacité de résistance et entraîner son inflammation.

La tendinite d’Achille débute souvent par une légère douleur après l’exercice, douleur qui s’aggrave graduellement. Par la suite, les douleurs deviennent de plus en plus localisées au site d’insertion du tendon d’Achille, à l’os du talon. Les douleurs sont parfois vives, accompagnées ou non d’enflure. Les douleurs et les raideurs s’estompent au fur et à mesure que le tendon se réchauffe.

La tendinite du tendon d’Achille peut être provoquée par :

  • la course à pied dans des côtes ou la montée d’escaliers qui peuvent entraîner un sur-étirement du tendon;
  • l’absence de souplesse dans les muscles ou la contracture du mollet;
  • l’augmentation rapide de la vitesse ou le démarrage rapide après un repos;
  • la pression directe sur le tendon, comme il arrive avec des chaussures à contrefort.

Solutions pour le soulagement des symptômes de la tendinite achilléenne

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un coussin talonnier et/ou talonnette peut aider à diminuer la pression et la tension sur le tendon, rendre la marche plus confortable et favoriser la guérison.
  • La chaussure sur mesure
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Les chaussures à talons très bas de type ballerine sont déconseillées. Il faut plutôt préconiser un talon de ¾ de pouce. L’espadrille est également un bon choix.

Le pied diabétique (neuropathie)

La neuropathie est l’une des complications les plus récurrentes des diabètes. Au cours du temps, la neuropathie peut apparaître chez 50 % des diabétiques, même chez les patients qui contrôlent leur glycémie. S’il n’y a pas de traitement quand elle apparaît, la situation se détériore continuellement.

La neuropathie diabétique affecte dans un premier temps les pieds et ensuite les mains. Elle est décrite comme une perte de sensations, ou encore par des engourdissements ou des picotements au niveau des orteils. Les symptômes apparaissent habituellement de façon progressive par des douleurs diffuses et intermittentes au début et peuvent s’intensifier dans le temps. Les symptômes vont et viennent mais, par la suite, ils deviennent plus fréquents. Une personne peut rencontrer, sur une longue période de temps, une perte de sensation telle qu’elle ne pourra ni sentir l’étroitesse de ses chaussures, ni même savoir si l’eau du bain est chaude ou froide, ou encore savoir si elle s’est blessée.

Il apparaît également des symptômes de faiblesses musculaires et l’affaissement progressif des arches du pied. La neuropathie diabétique est la principale cause des ulcérations et des infections des pieds et, dans des cas extrêmes, celle de l’amputation.

Le soin des pieds diabétiques

Petit guide pratique de la vie de tous les jours pour les personnes souffrant de diabète.

Jusqu’à ce jour, aucun remède n’a encore été découvert pour guérir le diabète. Par contre, le respect d’un régime de vie strict et plusieurs médicaments permettent tout de même de contrôler les effets de cette maladie. Tout commepour  les problèmes circulatoires, chaque personne diabétique est un cas unique et doit être suivie par un médecin.

Comme le diabète affecte, entre autres, la microcirculation sanguine, tous les problèmes de plaies seront plus difficiles à guérir. On voit même que certaines amputations ont été nécessaires suite à une infection mal guérie à l’orteil ou au pied. Il est bien important de prendre soins de ses pieds. Il faut aussi rappeler qu’une personne souffrant de diabète depuis plusieurs années présente plus de risques de complications qu’une personne nouvellement atteinte.

Voici tout de même quelques conseils s’appliquant à la majorité des personnes diabétiques en ce qui concerne les pieds :

  • Le soin des ongles de pied devrait idéalement être confié à un professionnel;
  • Évitez le port de chaussures trop serrées qui peuvent blesser ou irriter les pieds;
  • Examinez vos pieds quotidiennement pour vérifier qu’aucune infection bactérienne ou aux champignons ne se développe;
  • Portez préférablement des chaussettes de fibres naturelles comme le coton parce qu’elles absorbent l’humidité et gardent les pieds au sec;
  • Si vous avez une perte de sensibilité aux pieds, assurez-vous avec le revers de la main que la température de l’eau n’est pas trop chaude avant d’entrer dans un bain;
  • Prenez un bain de pied tous les jours, suivi d’une application de lotion hydratante; cela garde vos pieds propres, votre peau souple et prévient le craquèlement de la peau et les risques d’infection qui s’y rattachent;
  • Faites des exercices physiques adaptés à votre condition.

Solutions pour le pied diabétique

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées souples avec recouvrement coussiné peut aider à mieux répartir les points d’appui sous le pied et uniformiser les pressions.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est très important afin de diminuer le risque de blessures au pied.

La chaussure devra respecter l’anatomie et la forme de votre pied (longueur, largeur et épaisseur), avoir un volume généreux à l’avant pour assurer le confort et éliminer les points de pression, et comporter une semelle intérieure amovible. De plus, la chaussure devrait être libre de toute couture à l’avant pour éviter la friction avec les orteils, avoir une semelle en berceau pour faciliter le déroulement du pas, avoir de bons renforts arrières pour assurer un bon maintien, une semelle large et plane pour une meilleure stabilité et être dotée de lacets ou de velcros.

Le pied plat

Le pied plat est caractérisé par un affaissement de la voûte plantaire avec disparition de l’arche interne du pied. Le phénomène s’accompagne habituellement d’un certain degré de pronation ou de torsion du pied vers l’extérieur.

Certains parents s’inquiètent des pieds de leur poupon. Sachez que le pied plat chez le jeune enfant est tout à fait normal car la voûte plantaire commence à se former uniquement lorsque le nourrisson commence à se tenir debout. Le pied plat congénital serait causé par une insuffisance musculaire et ligamentaire du pied qui ne permettrait pas à la voûte plantaire de se développer normalement.

Le pied plat acquis provient d’une déformation du pied dans laquelle la position des os les uns par rapport aux autres a été modifiée. Plusieurs facteurs peuvent entraîner le pied à s’affaisser, dont des perturbations fonctionnelles (instabilité de la cheville en pronation, dysfonction du jambier postérieur, inégalité des membres inférieurs), une affection dégénérative ou inflammatoire des articulations tarsiennes (arthrose, polyarthrite rhumatoïde), le vieillissement et l’activité physique. Le pied plat acquis peut également résulter d’un traumatisme, tel une déchirure des ligaments, ou encore d’une fracture.

Le pied plat peut occasionner des symptômes douloureux le long de la voûte plantaire ou derrière l’os intérieur de l’articulation de la cheville. Souvent liées à un excès de poids ou à une mauvaise biomécanique, les douleurs peuvent se manifester pendant la marche ou en position debout. D’autres symptômes, tels une démarche en abduction (les pieds vers l’extérieur), une boiterie ou une déviation du talon vers l’extérieur (pronation), peuvent être présents.

Dans la plupart du temps les pieds plats ne causent pas de douleur. L’instabilité en pronation qui l’accompagne est souvent responsable de bien des maux cependant. Plusieurs pathologies au niveau des membres inférieurs sont liées au pied plat : oignons, callosités, fasciites plantaires, problèmes de chevilles, de périostite tibiale, de genoux, de hanches et même de dos.

Solutions pour les pieds plats

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires peut aider à soulager les symptômes de la fasciite plantaire en supportant l’arche plantaire, en répartissant les pressions sous le pied, en stabilisant la cheville, en contrôlant la pronation dans les trois phases de la marche et en réalignant le membre inférieur.
  • La chaussure orthopédique (chaussure profonde)
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur et de profondeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser le pied et les orteils. Des chaussures lacées ou à velcro sont à privilégier car elles aident au maintien du pied durant les trois phases du pas. La hauteur du talon ne devrait pas dépasser 1 pouce.

Le pied creux

Le pied creux est caractérisé par l’accentuation exagérée de la voûte plantaire, correspondant à l’augmentation de hauteur des arches longitudinales du pied.

Il s’y ajoute fréquemment d’autres anomalies telles que la griffe des orteils, une désaxation de l’arrière-pied et une torsion hélicoïdale du pied qui entraîne un trouble de torsion du membre inférieur.

La répartition des appuis au sol est perturbée par le rapprochement des appuis plantaires antérieurs et postérieurs, ainsi que par la diminution des surfaces d’appui, principalement aux dépens du bord latéral du pied, qui sert de référence à la classification des pieds creux.

Les pieds creux modérés sont relativement communs et souvent bien tolérés. Les signes et symptômes du pied creux sont multiples et s’accentuent en fonction de la sévérité et avec l’âge.

Les doléances concernant la déformation du pied et les difficultés à se chausser sont secondaires par rapport aux douleurs qui sont le motif principal de la consultation :

  • Les douleurs aux avant-pieds (métatarsalgies) concernent habituellement l’ensemble des têtes métatarsiennes, mais sont plus fréquentes au niveau de la première et la cinquième tête métatarsienne;
  • Les douleurs aux talons (talalgies) secondaires à la rétraction du tendon d’Achille et du fascia plantaire;
  • Les douleurs au bord externe du pied;
  • Les douleurs au cou-de-pied sont souvent la conséquence d’un conflit avec le chaussage;
  • Les douleurs aux orteils sont très fréquentes, principalement si les orteils sont en griffes et qu’elles présentent des durillons;
  • L’instabilité en varus de la cheville avec entorses à répétition et douleurs sous malléolaires externes est d’autant plus fréquente que le varus de l’arrière-pied et l’adduction de l’avant-pied sont importants.

Le pied creux d’origine neurologique

Les pieds creux sont principalement d’origine neurologique. On les reconnaît par leur convexité plus ou moins extrême selon leur gravité, par la griffe des orteils et aussi par le fait qu’ils s’accentuent et s’aggravent avec le temps.

On retrouve le pied creux d’origine neurologique dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth, les séquelles d’infirmité motrice cérébrale, les maladies neuromusculaires, et les dysraphismes spinaux (spina-bifida).

Solutions pour les pieds creux

  • Orthèses plantaires
    Elles ont pour but premier de soulager le patient en supportant les arches du pied (interne, externe et transverse) afin de réduire les zones d’hyper-appuis plantaires. Le port d’orthèses permet également de prévenir la progression des déformations et de diminuer les déséquilibres musculaires du pied et de la cheville, souvent responsables de chutes et d’entorses répétées. L’ajout d’une barre métatarsienne ou d’un dôme métatarsien aidera à décharger et soulager les zones d’hyperappuis des têtes métatarsiennes. Les matériaux doivent être aussi confortables et amortissants que possible afin de compenser le défaut d’amortissement du pied creux.
  • Les chaussures
    La chaussure est très importante et doit comporter un volume suffisant au niveau des orteils, souvent endolories par le frottement avec la chaussure. Les contreforts arrières doivent être solides et légèrement montants afin de bien stabiliser les talons. La chaussure doit également avoir une semelle intérieure amovible qui sera remplacée par l’orthèse plantaire.
  • Les chaussures moulées sur mesure
    Une chaussure moulée sur mesure peut être envisagée dans les cas de pieds creux plus sévères afin d’obtenir un volume intérieur suffisant pour loger à la fois les déformations en griffe des orteils et la semelle adaptée. La construction de la chaussure doit être suffisamment rigide pour stabiliser le varus de l’arrière-pied. L’élargissement du talon en dehors (évasement latéral) est souvent nécessaire afin de stabiliser la cheville et tout le membre inférieur. L’ajout d’un berceau à la semelle est souvent requis et peut aider au déroulement du pas.

Dysfonction du tendon tibial postérieur

Le tendon tibial postérieur débute à la membrane de la jambe, s’étire jusqu’au bas de l’intérieur de la cheville et rejoint les os du milieu du pied. Ce tendon permet le soutien de l’arche plantaire et sert de stabilisateur quand il s’agit de se mettre sur la pointe des pieds. Lorsqu’il est enflammé, étiré ou déchiré, une douleur est ressentie à l’intérieur de l’arche plantaire, ce qui mène vers le pied plat.

Les signes et symptômes de la dysfonction du tendon tibial postérieur :

  • Douleur croissante sur l’extérieur de la cheville ou du pied;
  • Absence de l’arche et développement du pied plat;
  • Douleur et étirement à l’intérieur de la cheville;
  • Tension au milieu du pied, surtout sous la pression, pendant une activité;
  • Faiblesse et incapacité à se tenir sur la pointe des pieds.

Solutions pour le soulagement des symptômes

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires peut aider à soulager les symptômes de la dysfonction du tendon tibial en supportant l’arche plantaire, en répartissant les pressions sous le pied, en stabilisant la cheville, en contrôlant la pronation dans les trois phases de la marche et en réalignant le membre inférieur.
  • La chaussure orthopédique (chaussure profonde)
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur et profondeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser le pied et les orteils. Des chaussures lacées ou à velcro sont à privilégier car elles aident au maintien du pied durant les trois phases du pas. La hauteur du talon ne devrait pas dépasser 1 pouce.

Sésamoïdite

Les sésamoïdes sont de petits os de forme arrondie localisés sous l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil. On trouve deux petits sésamoïdes (environ la taille d’un grain de maïs) qui permettent aux tendons de glisser plus facilement et d’accroître le transfert de force au muscle. Ils aident également au soutien du poids et permettent d’élever les os du gros orteil. Comme d’autres os, les sésamoïdes peuvent se fracturer. En outre, les tendons entourant les sésamoïdes peuvent s’irriter ou s’enflammer. C’est ce qui est appelé sésamoïdite.

Les symptômes sont des douleurs plus ou moins vives sous le gros orteil ou sous la tête métatarsienne avec ou sans enflure. Le plus souvent, la personne ressent des douleurs lors de la flexion du gros orteil et a de la difficulté à le redresser.

Solutions pour la sésamoïdite

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien aide à diminuer la pression au niveau de la 1re tête métatarsienne et des sésamoïdes.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce sont un bon choix afin de diminuer la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est également recommandée afin de limiter la flexion des orteils.

Arthrose tibio-tarsienne

L’arthrose tibio-tarsienne est une affection relativement rare concernant l’articulation de la cheville et survient après un traumatisme soit de la jambe soit du pied. Quand cette maladie aboutit à une gêne importante, gêne de la marche pour laquelle le traitement anti-inflammatoire et antidouleur (par utilisation d’antalgiques) n’est pas efficace, l’arthrose tibio-tarsienne nécessite une intervention chirurgicale de type arthrodèse, c’est-à-dire que le chirurgien fixe l’articulation.

Solutions pour l’arthrose tibio-tarsienne

  • Orthèses plantaires
    Le port d’orthèses plantaires peut aider à soulager les symptômes de l’arthrose tibio-tarsienne en supportant l’arche plantaire, en répartissant les pressions sous le pied, en stabilisant la cheville, en contrôlant la pronation dans les trois phases de la marche, en amortissant les chocs par un coussinage au talon et en déchargeant le talon.
  • Chevillère
    L’usage de la chevillère augmente la stabilité articulaire.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. La chaussure lacée ou à velcro de style bottillon est à privilégier car les hauts renforts aident à stabiliser la cheville. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce sont également un bon choix car elles assurent une plus grande stabilité à la marche. Le port de talons hauts est contre-indiqué. L’utilisation de chaussures à semelle berceau facilite le déroulement du pas.

Fibrome plantaire

Un fibrome plantaire est une tumeur bénigne des tissus ou une excroissance située à l’arche plantaire ou à la plante du pied. Les fibromes se développent et poussent sur une bande fibreuse épaisse appelée fascia plantaire. Ces nodules peuvent se développer, grossir et devenir gênants à la marche. Ils peuvent également être douloureux.

Solutions pour le fibrome plantaire

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées peut aider à soulager les douleurs associées au fibrome plantaire. Pour diminuer la pression au site de la douleur, l’orthésiste procèdera à un dégagement en forme de cuve sur votre orthèse afin d’isoler le fibrome, de diminuer la pression et réduire la douleur.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate et de profondeur suffisante est primordial afin de ne pas compresser le pied et les orteils. Des chaussures lacées ou à velcro sont à privilégier car elles aident au maintien du pied durant les trois phases du pas. La hauteur du talon ne devrait pas dépasser 1 pouce.

Arthrose du gros orteil

L’arthrose du gros orteil est une atteinte assez fréquente concernant les deux pieds et les articulations qui sont situées entre le gros orteil et l’avant-pied. Cette affection rhumatologique est le résultat, le plus souvent, de microtraumatismes, c’est-à-dire de petits traumatismes à répétition. Cette maladie est tout particulièrement favorisée en présence d’une déformation que l’on appelle hallux valgus, c’est-à-dire une déviation du gros orteil vers les autres orteils, s’accompagnant d’une saillie au niveau de l’articulation que l’on appelle un oignon. L’arthrose du gros orteil se manifeste par une raideur s’accompagnant de douleurs qui gênent la marche. D’autre part, l’examen met en évidence la présence d’une inflammation qui se traduit par un aspect rouge, chaud et douloureux de la peau des articulations concernées. Dans un stade plus avancé d’arthrose, des ostéophytes viennent souder l’articulation et, par ce fait même, limiter la flexion (hallux limitus) pour finalement la souder complètement (hallux rigidus).

Solutions pour l’arthrose du gros orteil

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien va permettre une diminution de la pression au niveau de la 1re tête métatarsienne. Le contrôle de la pronation dans les trois phases de la marche est important car c’est souvent en phase de propulsion que la surcharge de la 1re tête métatarsienne survient. Dans les cas plus sévères d’hallux limitus ou d’hallux rigidus, une extension en carbone peut être requise afin de réduire l’effort en flexion du gros orteil.
  • L’orthoplastie
    Il s’agit d’un petit appareil que l’orthésiste peut mouler entre l’hallux valgus et le second orteil afin de mieux les aligner et de réduire le frottement entre ceux-ci.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser les têtes métatarsiennes. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce sont également un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est aussi recommandée afin de limiter la flexion du gros orteil.

La goutte

La goutte est une maladie chronique fréquente liée au métabolisme de l’acide urique dont la manifestation clinique la plus caractéristique est une monoarthrite aiguë du gros orteil. Elle est associée, bien que de façon inconstante, à une augmentation du taux circulant d’acide urique. Son évolution sans traitement se fait vers le dépôt d’acide urique dans plusieurs sites de l’organisme avec une prédilection pour les articulations (arthrite goutteuse), la peau et les reins, pouvant conduire à des destructions articulaires invalidantes et à l’insuffisance rénale.

La cause exacte de la goutte reste inconnue. Une composante génétique est probable dû au fait de la fréquence des formes familiales et de la prévalence chez les sujets de sexe masculin, mais les facteurs environnementaux jouent un rôle non négligeable dans son apparition : surpoids, consommation régulière d’alcool, alimentation riche en viande rouge.

La prise en charge thérapeutique de la goutte comprend un volet symptomatique (soulagement des crises) et un traitement de fond (règles hygiéno-diététiques et, dans certains cas, la médication).

Solutions pour la goutte

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec un dôme métatarsien diminue la pression au niveau de la 1re tête métatarsienne. Le contrôle de la pronation dans les trois phases de la marche est important car c’est souvent en phase de propulsion que la surcharge du gros orteil survient.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser les têtes métatarsiennes. Des chaussures à talons inférieurs à 1 pouce sont également un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est aussi recommandée afin de limiter la flexion du gros orteil.

Fracture de stress

Une fracture de stress ou de fatigue est un type de fracture incomplète des os causée par un stress répété ou inhabituel. Ce type de fracture peut être décrit comme une fine fissure d’un os.

C’est une blessure sportive fréquente, particulièrement pour les personnes en excellente condition physique. Elle a surtout lieu sur les os qui supportent le poids du corps, tels les os des membres inférieurs : tibia, péroné et métatarse.

Symptômes

  • Le plus souvent, les symptômes incluent de la douleur et de la sensibilité. La douleur est généralement très localisée sur un point précis de l’os;
  • Lors d’une course, il est typique que la douleur soit intense au début, modérée au milieu puis sévère à la fin et après son exécution;
  • Au début, la douleur peut disparaître le lendemain de l’effort, mais finit par ne plus disparaître si l’activité est répétée.

Traitement

  • Le temps de guérison varie de 4 à 8 semaines. L’activité ayant causé la fracture doit être évitée durant la première semaine. Pour le reste de la récupération, on ne pratique qu’une activité légère;
  • Si la fracture de stress se situe sur un os qui supporte le poids du corps, il faut cesser de mettre du poids sur cet os, la guérison pouvant en être retardée ou arrêtée, le cas échéant.

Solutions pour la fracture de stress

  • L’orthèse plantaire
    Le port d’orthèses plantaires peut aider à stabiliser le pied et limiter certains mouvements douloureux. L’orthèse favorise une bonne répartition des point d’appui et l’amélioration du déroulement du pas, mais le repos demeure la seule façon de guérir la fracture de stress.
  • Si la fracture de stress se situe à l’avant-pied, l’ajout d’un dôme métatarsien diminue la pression au niveau des têtes métatarsiennes. Le contrôle de l’alignement du pied dans les trois phases de la marche est important car c’est souvent en phase de propulsion que l’avant-pied devient instable et que les douleurs augmentent.
  • Si la fracture de stress se situe au niveau du talon, l’ajout de coussinage et l’ajustement d’une cupule englobante au talon aidera à réduire la douleur.
  • La chaussure orthopédique
    Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur adéquate et de profondeur suffisante est primordial afin de ne pas compresser les têtes métatarsiennes et les orteils. Des chaussures à semelles et talons amortissants aident à réduire l’impact lorsque le pied prend contact avec le sol. Des chaussures à talon de hauteur inférieure à 1 pouce est également un bon choix car elles aident à réduire la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est aussi recommandée afin de faciliter le déroulement du pas.

Bursite rétro-calnéenne (Syndrome de Haglund)

La déformation de Haglund ou bursite rétro-calcanéenne est une tuméfaction douloureuse de l’arrière de l’os du talon qui s’irrite au contact des chaussures. Le port d’une chaussure trop courte ou inappropriée à la pratique d’un sport est souvent responsable de son apparition. Elle apparaît sous la forme d’une bosse rouge, douloureuse et gonflée à l’arrière de l’os du talon.

Solutions pour la bursite rétro-calcanéenne

Le port d’un protecteur coussiné est généralement suffisant pour atténuer et enrayer la douleur.

  • L’orthèse
    Le port d’orthèses plantaires moulées avec cupule très englobante peut être nécessaire dans certains cas. Elles aident à réduire le frottement en faisant avancer légèrement le pied dans la chaussure.
  • La chaussure orthopédique
    Une chaussure avec renforts arrières coussinés est recommandée. Pour atténuer les symptômes, il est conseillé de changer de chaussures durant la journée. Aussi, portez une attention particulière à la grandeur des chaussures, principalement durant la période de croissance des enfants, car le port d’une chaussure trop courte est souvent responsable de l’apparition des symptômes.

Le pied bot

Le pied bot est l’une des principales malformations congénitales qui ne présente aucun risque pour le bébé. La déformation est présentée comme une déviation de la cheville, du pied et des orteils qui sont déviés vers l’intérieur. Elle n’est toutefois pas douloureuse et peut être corrigée.

Son incidence est de un nouveau-né sur mille. De ce nombre, un tiers a une atteinte aux deux pieds et deux tiers sont de sexe masculin. La notion de pied bot regroupe également toute anomalie légère affectant les pieds des nourrissons.

Le pied bot est traité par une équipe médicale. L’objectif est de rendre le pied du nouveau-né fonctionnel et stable. Le traitement consiste à étirer progressivement le pied du nouveau-né vers sa position normale. Une attelle ou un plâtre est ensuite posé pour maintenir la position. Les mêmes manipulations et le même traitement sont répétés à chaque semaine et ce, jusqu’à ce que le pied soit parfaitement aligné.

Dans certains cas plus complexes, l’intervention chirurgicale sera nécessaire pour rétablir les tendons, les ligaments et les articulations du pied et de la cheville. Dans d’autres cas, certaines malformations peuvent demeurer et nécessiter le port d’orthèses plantaires et de chaussures adaptées ou encore l’ajustement de chaussures moulées sur mesure.

Solutions pour le pied bot

  • Orthèses plantaires
    Elles ont pour but premier de supporter les arches du pied (interne, externe et transverse) afin de soulager les hyper-appuis plantaires. Des biseaux peuvent être utilisés afin de corriger un varus ou un valgus réductible. Une surélévation du talon peut également être ajoutée afin de compenser la composante en équin. L’ajout d’une barre métatarsienne ou d’un dôme métatarsien aidera à décharger et soulager les zones d’hyper-appuis des têtes métatarsiennes. Les matériaux doivent être aussi confortables que possible afin d’améliorer l’amortissement. L’ajout d’une semelle en berceau peut aussi améliorer le déroulement du pas.
  • Les chaussures orthopédiques
    D’une manière générale, une chaussure adaptée comporte un volume suffisant au niveau des orteils, des contreforts arrière solides et légèrement montants afin de bien stabiliser les talons. La chaussure devra également avoir une semelle intérieure amovible pouvant être remplacée par l’orthèse plantaire.
  • Les chaussures moulées sur mesure
    Une chaussure moulée sur mesure peut être envisagée dans les cas de déformation plus sévères afin d’obtenir un volume intérieur suffisant pour loger à la fois les déformations et la semelle adaptée. La construction de la chaussure doit être suffisamment rigide pour stabiliser l’arrière-pied. L’élargissement du talon (évasement latéral ou médial) est souvent nécessaire afin de stabiliser la cheville et tout le membre inférieur. L’ajout d’un berceau à la semelle est souvent requis et peut aider au déroulement du pas.