La périostite tibiale survient surtout chez les athlètes en début de saison et chez ceux qui débutent une nouvelle activité.
La périostite tibiale est caractérisée par une douleur qui commence de façon insidieuse et qui est localisée au niveau de la région interne du tibia, à la zone inférieure ou supérieure. Cette douleur augmente souvent avec l’entraînement et est soulagée par le repos et la glace.
Les causes reliées à ce problème sont multiples : problème biomécanique du pied (pieds plats ou creux), chaussures inadéquates, surface de course ou de jeu inhabituelle, augmentation trop rapide de l’entraînement, faiblesse et manque de souplesse musculaire.
Solutions pour aider à soulager ou à prévenir la périostite tibiale
- Orthèses plantaires
Les orthèses plantaires peuvent supporter l’arche plantaire, répartir les pressions sous le pied, stabiliser la cheville, contrôler la pronation, amortir les chocs par un coussinage au talon.
- Les chaussures
Le choix des chaussures est important afin de prévenir la périostite tibiale. Le port d’espadrilles avec coussin d’air ou gel au talon est une bonne option. Dans le cas d’espadrilles de course, il existe plusieurs choix de modèles avec différentes caractéristiques. Il est important de bien s’informer auprès d’un conseiller. Les espadrilles avec semelles antipronatrices ne sont pas conseillées si portées avec des orthèses plantaires.
Les varices sont des veines dilatées et tortueuses. Elles sont situées immédiatement sous la peau. Elles peuvent être de grosseurs différentes, allant de grosses veines bleutées sinueuses jusqu’aux varicosités (petites veines dilatées).
La circulation se fait au ralenti dans les varices, parfois même à rebours, étant donné que les petites valvules ne fonctionnent plus adéquatement dans les veines. Elles deviennent donc non-fonctionnelles et peuvent alors rendre les jambes lourdes et douloureuses. Le système veineux comprend les veines profondes et les veines superficielles. Les veines profondes assurent 85 à 90 % du retour du sang vers le cœur, alors que les veines superficielles comptent pour 10 à 15 %. Seules les veines superficielles peuvent devenir variqueuses.
Solution pour aider à soulager ou à prévenir les varices
- Les bas de compression
La première forme de traitement demeure la prévention. Ainsi, une personne qui est prédisposée aux varices, soit par son hérédité ou en raison de son travail, devrait porter des bas de soutien médicaux (bas compressifs).
Les bas compressifs servent à prévenir et atténuer les varices, soulager les jambes lourdes, fatiguées ou les chevilles enflées. Une insuffisance veineuse n’est pas guérissable. Par contre, il est possible d’en ralentir la progression ainsi qu’en diminuer les symptômes par le port régulier de bas de contention.
Une consultation avec un médecin spécialisé dans le traitement des varices permet d’évaluer l’état du réseau veineux des membres inférieurs et de proposer un traitement adéquat (injection de solution sclérosante, laser endoveineux, etc.).
L’œdème des jambes se manifeste par de l’enflure, c’est-à-dire le gonflement anormal de la jambe dû à une accumulation de liquides dans l’espace situé entre les cellules des tissus, sous la peau. L’enflure peut toucher une seule jambe mais dans la plupart des cas, les deux jambes sont touchées.
L’œdème est généralement lié à un mauvais fonctionnement du système sanguin et des veines. En effet, lorsque les petits vaisseaux sanguins sont soumis à une trop forte pression ou qu’ils sont endommagés, ils peuvent laisser s’échapper des liquides, principalement de l’eau, dans les tissus environnants. Le gonflement est souvent accompagné de raideur ou d’une sensation de lourdeur dans la jambe ainsi que de démangeaisons de la peau. La peau est étirée, luisante, et laisse des marques de pression si l’on enfonce le pouce dans la jambe.
Il est important de consulter son médecin si l’enflure persiste afin qu’il puisse poser un diagnostic et également prévenir le risque d’infection et d’ulcération de la peau.
Causes
L’œdème peut survenir en raison de l’état de santé d’une personne, être la conséquence d’une maladie sous-jacente ou encore de la prise de certains médicaments. L’œdème peut survenir aussi dans les cas suivants :
- Chez une personne trop longtemps assise ou debout, surtout par temps chaud ou encore lors d’un long voyage en avion;
- Chez la femme enceinte, quand l’utérus exerce une pression trop forte sur la veine cave ou dans les cas de prééclampsie, qui se manifeste par une augmentation anormale de la pression artérielle;
- Chez les personnes souffrant d’insuffisance veineuse ou cardiaque ou d’obstruction des veines (phlébite);
- Dans les cas de maladies pulmonaires chroniques (emphysème, bronchite chronique, etc.);
- Dans le cas d’une maladie rénale ou d’une cirrhose du foie;
- À la suite d’un accident ou d’une chirurgie;
- En raison d’un mauvais fonctionnement du système lymphatique;
- Après l’absorption de certains médicaments.
Solution pour aider à soulager ou prévenir l’œdème des jambes
- Bas de compressions
Il est souvent possible de prévenir ou de diminuer l’œdème des jambes par des mesures simples comme la marche, le port de bas compressifs, la diminution de l’apport en sel et en élevant les jambes.
Une fracture de stress ou de fatigue est une fracture incomplète des os causée par un stress répété ou inhabituel. Ce type de fracture peut être décrit comme une fine fissure d’un os.
C’est une blessure sportive fréquente, particulièrement pour les personnes en excellente condition physique. Elle a surtout lieu sur les os qui supportent le poids du corps, tels que les os des membres inférieurs : tibia, péroné et métatarse.
Symptômes :
- Le plus souvent, les symptômes incluent de la douleur et de la sensibilité. La douleur est généralement très localisée sur un point précis de l’os;
- Lors d’une course, il est typique que la douleur soit intense au début, modérée au milieu, puis sévère à la fin et après son exécution;
- Au début, la douleur peut disparaître le lendemain de l’effort, mais finit par ne plus disparaître si l’activité est répétée.
Traitement :
- Le temps de guérison varie de 4 à 8 semaines. L’activité ayant causé la fracture doit être évitée durant la première semaine. Pour le reste de la récupération, on n’effectue qu’une activité légère.
- Si la fracture de stress affecte un os qui supporte le poids du corps, la guérison peut être retardée ou arrêtée si l’on continue à mettre du poids sur cet os.
Solutions pour la fracture de stress
- L’orthèse plantaire
Le port d’orthèses plantaires peut aider à stabiliser le pied et limiter certains mouvements douloureux. L’orthèse favorise une bonne répartition des point d’appui et aidera à améliorer le déroulement du pas, mais le repos demeure la seule façon de guérir la fracture de stress.
Si la fracture de stress se situe à l’avant-pied, l’ajout d’un dôme métatarsien va permettre une diminution de la pression au niveau des têtes métatarsiennes. Le contrôle de l’alignement du pied dans les trois phases de la marche est important car c’est souvent en phase de propulsion que l’avant-pied devient instable et que les douleurs augmentent.
Si la fracture de stress se situe au niveau du talon, l’ajout d’un coussinage et l’ajustement d’une cupule englobante au talon aideront à réduire la douleur.
- La chaussure orthopédique
Le choix des chaussures est important pour aider au soulagement des symptômes. Le port de chaussures de largeur et de profondeur adéquate est primordial afin de ne pas compresser les têtes métatarsiennes et les orteils. Des chaussures à talons et semelles amortissants aident à réduire l’impact lorsque le pied prend contact avec le sol. Un talon de hauteur inférieure à 1 pouce est un bon choix, car cela aide à réduire la pression à l’avant-pied. Une semelle épaisse de type berceau est aussi recommandée afin de faciliter le déroulement du pas.





